Retour vers le Futur
Le temps est venu de reprendre en main notre système de soins de santé
Ma décision de défendre le rôle de Président désigné de l'Association Médicale Canadienne a été basée sur le fait que les Canadiens ne sont pas bien servis à l'heure actuelle sous notre système de soins de santé présent et qu'une réforme urgente est nécessaire. Je crois que je peux apporter une importante contribution à ce développement.
J'ai été honoré de recevoir l'appui de mes collègues lors de la récente élection de la C.B., pour laquelle nous étions 6 à nous porter candidats. Cette dernière élection fut juste et démocratique, organisée et supervisée par l'AMC dans un format conçu pour s'assurer que le candidat favorisé par la majorité des médecins votants gagne.
Je soutiens une réforme de la Loi canadienne sur la santé, de sorte que responsabilisation, efficacité et qualité soient ajoutés aux 5 « Principes » actuels. Je ne suis pas en faveur de « privatiser » l'assurance maladie, mais je crois que les fournisseurs privés ont un rôle important à jouer. La distribution courante du financement de la santé au Canada (70% au public, 30% au privé) n'a pas nécessairement besoin d'être augmentée, mais son allocation devrait être modifiée de façon à ce que les Canadiens aient accès à des programmes de médicaments et de soins dentaires nationaux.
Mon soutien à un système universel qui livre un accès rapide à des soins complets est sans équivoque. Je ne suis pas en faveur d'un « système de santé USA », lequel est dispendieux, inefficace et non universel. Un accès opportun au système de soins de santé pour les personnes étant moins privilégiés, particulièrement les enfants, les personnes âgées et les pauvres, est essentiel. Les Canadiens doivent faire des choix tandis que nous tentons de définir les services « médicalement nécessaires » et « de base » -la réalité le dicte. De même, les frais d'utilisation et les quotes-parts, lesquelles existent à travers notre système, ne doivent pas empêcher un accès égal et opportun pour les Canadiens aux faibles revenus.
J'ai participé et présidé à plusieurs comités tant académiques qu'administratifs et ce, aux niveaux local, national et international. J'ai voyagé largement comme professeur invité et conférencier et j'ai une expérience de pratique médical dans plusieurs autres pays à mon actif. Je suis un ancien président de l'Association Nord Américaine d'Arthroscopie, le chef de file mondial des sociétés professionnelles et académiques dans mon domaine choisi de spécialisation.
Sur la base de cette expérience, j'ai la capacité d'avoir de large perspectives sur les questions relatives aux politiques de la santé.
Je comprends mon rôle en tant que membre du conseil d'administration et du comité exécutif de l'AMC. Si élu, je parlerai d'une seule voix à la table pour déterminer les politiques de l'AMC. Comme Président, ce serait mon devoir de soutenir ces politiques, représenter TOUS les médecins et chercher à améliorer le système de soins de santé pour TOUS les Canadiens.
Nous devons embrasser les concepts de promotion de la santé et de prévention de la maladie comme des moyens efficaces et rentables de réduire le fardeau financier qui pèse lourd sur notre système de soins de santé. L'AMC peut être la force qui unit la profession alors que nous cherchons à remédier aux erreurs du passé et tentons d'introduire des réformes pour créer un système de soins de santé qui fasse réellement l'envie du monde. Nous devons travailler avec les gouvernements pour atteindre nos buts, et confronter et s'opposer à toutes politiques qui sont contraires à cette mission.
L'AMC doit jouer le rôle de chef de file dans la mise en application des droits des patients et des médecins. Nous devons rejeter la stratégie de « diviser pour mener » qui a souvent été utilisée par les gouvernements pour nous affaiblir. « L'accès à une liste d'attente n'est pas l'accès aux soins » énonçait la Court Suprême en juin 2005. « Les Canadiens souffrent et meurent à l'heure actuelle sur les listes d'attente », écrivaient-ils. C'est notre devoir d'éliminer le rationnement des ressources. Je crois qu'avec l'aide, l'appui et la volonté de ses membres, l'AMC est en parfaite position pour influencer et développer une réforme fédérale qui est nécessaire.

Dr. Brian Day
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